Alors que les attaques contre Radio France se multiplient après les épisodes, commission d’enquête, edito inter, l’avenir de l’audiovisuel public est toujours aussi incertain, avec la menace de nouvelles restrictions budgétaires.
Prochaine étape :
La poursuite sur 2027 par la direction de la politique de suppression de postes (autour d’une centaine envisagée), engagée depuis 2015, et qui dégrade toujours plus les conditions de travail au détriment de sa qualité et de la santé des salarié-e-s, dans un contexte de politique salariale minimaliste qui ne compense pas l’inflation (+13% depuis 2021 selon l’INSEE).
Si les restrictions budgétaires imposées par nos tutelles sont toujours d’actualité, d’autres choix sont possibles mais surtout nécessaires au sein de l’entreprise : il est urgent de redonner des moyens au programme radiophonique mais aussi relever les salaires.
L’absence pluri-annuelle de mesure générale pèse sur chacun et les mesures individuelles annuelles sont insuffisantes. Chaque année, plus de 100 salarié -es font valoir leur départ à la retraite, ce qui occasionne, à remplacement de poste pour poste, plus de 4,6 millions d’euros d’économies annuelles, 9.3 millions en cas de suppression !
Les démissions en nombre de jeunes salarié -es après 5 à 6 ans d’exercice de leur activité sans perspective de carrière, ainsi que la baisse notable de l’attractivité de Radio France doivent nous alerter, des rééquilibrages doivent nécessairement intervenir.
Les salarié -es assurent au quotidien les missions de service public dévolues à l’entreprise et la direction doit enfin reconnaître leur engagement.
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, SUD et UNSA déposent un préavis de grève pour la journée du 29 septembre de 00h à 23h59 afin de permettre aux salarié-e-s de Radio France, de rejoindre la mobilisation nationale intersyndicale sur les revendications salariales et la défense de nos services publics.
